Pattes, caméra, action ! Les stars à quatre pattes du BFI London Film Festival

Au London Film Festival 2026, les chiens ont volé la vedette à de nombreuses reprises. Entre un lévrier afghan à la toilette impeccable qui hérite d’une fortune et des chiens qui font naître une romance inattendue à Hampstead Heath, le festival de cette année prouve que les personnages les plus mémorables du cinéma ne marchent pas toujours sur deux pattes.
Lors du BFI London Film Festival 2026, certaines des histoires les plus captivantes commencent par une queue qui remue, un aboiement malicieux ou un chien qui refuse tout simplement de rester en dehors du cadre. La contribution des chiens au monde du cinéma est également mise à l’honneur lors des Fido Awards, où la récompense suprême est le prix BFI Best in World.
Le BFI London Film Festival célèbre le cinéma du monde entier à travers des histoires d’amour, de comédie, de musique et de drames familiaux. Et si les stars humaines monopolisent l’attention sur le tapis rouge, les liens entre le festival et nos amis canins offrent eux aussi de nombreuses raisons de se réjouir. Du lévrier afghan Prince, au cœur d'un conflit familial autour d'un héritage, à Toffee et Bruno, deux chiens dont les promenades quotidiennes contribuent à faire naître une romance inattendue, nos compagnons à quatre pattes prouvent que les plus petits personnages laissent parfois les plus grandes empreintes.
On peut dire que Prince, le film qui porte le nom de son héros canin, est celui qui a immédiatement attiré l’attention du jury des Fidos et fait sensation.
Imaginez être tellement aimé par votre maître qu’il vous lègue toute la fortune familiale. Imaginez maintenant que le reste de la famille ne soit absolument pas ravi de cette décision.
Bienvenue dans Prince, une comédie noire uruguayano-argentine réalisée par Federico Borgia. Le film met en scène un lévrier afghan primé, dont l’existence glamour prend un tournant inattendu après la mort de sa maîtresse dévouée, Isabel.
Du jour au lendemain, l’animal de compagnie devient le centre d’une bataille acharnée pour sa garde.
Le point de départ est délicieusement absurde. Dans la plupart des foyers, le chien appartient à la famille. Dans Prince, la famille découvre que c’est peut-être elle qui appartient au chien.

Parfois, la chose la plus importante qu’un chien puisse faire, c’est simplement emmener son maître en promenade.
Dans Frank and Percy, le réalisateur Sean Mathias adapte à l’écran la pièce de théâtre de Ben Weatherill. Ian McKellen et Roger Allam y incarnent deux hommes âgés dont les chemins se croisent alors qu’ils promènent leurs chiens sur la lande de Hampstead Heath, à Londres.
Ce qui commence comme une rencontre ordinaire se transforme peu à peu en une relation pleine de tendresse. Le film explore l’amitié, la solitude et la possibilité de trouver l’amour à un âge avancé.
Les compagnons canins du film, Toffee et Bruno, font partie de ces petits rituels du quotidien qui rapprochent Frank et Percy. Leurs promenades créent des occasions de discuter, d’apprendre à se connaître et de tisser des liens qui n’auraient peut-être jamais existé si chacun était resté chez soi à faire défiler son téléphone.
La chaleur du film tient à cette idée simple : l’amour n’arrive pas toujours avec des feux d’artifice. Parfois, tout commence sur un même trottoir, avec un visage familier et deux chiens qui semblent parfaitement disposés à laisser leurs maîtres prendre leur temps.
Et qui a besoin d’une application de rencontres quand son chien a déjà fait les présentations ?
Avec 7 Miles Out, Carol Morley plonge le spectateur dans l’adolescence, le deuil et l’émergence du mouvement punk dans la Grande-Bretagne des années 1970.
Adapté du roman semi-autobiographique de la réalisatrice, le film suit Ann alors qu’elle tente de surmonter la mort de son père. Au cœur de l’effervescence musicale de Manchester, elle découvre une échappatoire, de nouvelles amitiés et un espace pour exprimer sa créativité.
La scène canine marquante survient lorsque les adolescents se rencontrent : un compagnon à fourrure se retrouve alors mêlé à la fête.
Toutes les histoires canines mémorables ne viennent pas directement du cinéma.
L’histoire du mouvement américain pour les droits des personnes handicapées comprend notamment les remarquables occupations pacifiques organisées en 1977 autour de la section 504, une disposition législative contre la discrimination fondée sur le handicap.
Une anecdote associée à cet épisode raconte que Cinnamon, un chien, aurait suscité l’inquiétude de Joseph Califano, alors secrétaire américain à la Santé, à l’Éducation et aux Services sociaux. Celui-ci aurait craint que l’animal ne s’échappe et ne morde les manifestants rassemblés devant son domicile.
Making Marie Antoinette est un documentaire composé d’images tournées dans les coulisses du film Marie Antoinette, réalisé en 2006 par Sofia Coppola. Ces images ont été capturées par sa mère, Eleanor Coppola, pendant le tournage.
Un carlin espiègle occupe une place de choix dans ce récit des coulisses, consacré à la créativité, au savoir-faire, à la collaboration et, bien sûr, aux chiens.
Ce petit farceur incarne Mops, l’un des éléments de son univers d’origine dont la reine déchue fut privée lorsqu’elle franchit la frontière française pour épouser Louis.
Il existe peu de choses moins menaçantes qu’un corgi.
Le contraste entre ces adorables chiens et une musique évoquant une catastrophe imminente constitue une idée particulièrement cinématographique. Une simple activité anodine prend soudain des allures de confrontation épique ; un jardin ordinaire devient le décor d’un thriller à suspense.
Dans Behemoth!, Tony Gilroy dirige Pedro Pascal dans le rôle d’Alex Serian, un violoncelliste talentueux qui revient à Los Angeles après des années passées sur les routes.
Dans ce contexte, l’idée d’un duo de corgis accompagné d’une musique inquiétante est particulièrement séduisante. Tout l’humour repose sur le décalage entre l’apparence innocente des chiens et une bande-son qui insiste sur le fait qu’un événement absolument monumental est en train de se produire.
Une fois encore, les chiens ont fait mouche sur grand écran, et le BFI London Film Festival 2026 n’a pas fait exception à la règle.
Plusieurs candidats potentiels aux Fido Awards, qui se tiendront au siège du BFI en février prochain, ont été repérés pendant le festival.
Il faudra attendre l’année prochaine pour découvrir quels toutous repartiront avec un prix. Et l’un d’entre eux aura peut-être la chance de remporter la récompense suprême : le BFI Best in World !